Aujourd’hui, je me divorce !

Oui, je divorce de moi-même !

Vous pensez que divorcer de soi n’est pas possible ? Ou bien, que cela est ridicule ? Pourtant, vous allez voir que ce n’est pas si idiot que ça.

je me divorce
Je me divorce

J’ai pris conscience de cela une nuit. Mes rêves viennent m’accompagner mais cette nuit-là était encore plus particulière car j’ai senti vraiment un réel détachement. C’était un peu comme si une main m’enlevait ma grisaille intérieure, mes doutes, mes peurs à travers mes failles. A chaque réveil, il y avait quelque chose en moi de nettoyer, de purifier et je repartais dans un songe encore plus agité, plus profond, plus perturbant encore et me réveillait de nouveau en sueur, essoufflée, fatiguée puis re-plongeon, re-tourbillon, re-malmenée de m’être tant battue contre moi-même et secouée au réveil pour enfin prendre conscience que ma machine intérieure était programmée sur lavage intensif. Pfiouuuuuu  Merci, mes Anges, j’ai compris ! GRATITUDE !!!! Je ne suis pas peau d’âne mais peau neuve !

Et je repars dans un sommeil plus calme et serein pour me réveiller quelques instants plus tard avec l’image d’une bague de fiançailles brisée en deux. Mauvais présage, me direz-vous ? C’est vrai qu’en général, ça n’envisage pas franchement quelque chose de positif sauf quand vous ouvrez les yeux et que vous vous dites :

« Cette nuit, j’ai divorcé ! J’ai divorcé de moi  « 

Là, c’est le soulagement final d’une nuit tumultueuse où vous avez pris toutes les conséquences d’un divorce en pleine poire, gratos en plus, car autant cette séparation peut être en accord commun avec vous-même qu’elle peut être conflictuelle. Et ça, c’est quand vous n’acceptez pas de vous séparer de certaines parcelles qui vous collent aux basques.

Alors, je me suis clairement interrogée. Est ce que ma réflexion était si idiote que cela ? J’ai cherché sur la toile si un article évoquait un divorce psychologique et … rien ! Autant il peut paraitre normal que nous nous nous engageons avec une part de nous-même lors de notre mariage (ce pacte que nous faisons avec nous-même quand nous nous engageons dans quelque chose, nos prises de décisions) que l’inverse, nous n’en parlons pas !

Pourtant tout est logique, vous allez voir !

C’est quoi, un divorce ? Pourquoi décide t’on de divorcer ?

Bien généralement, c’est parce que le couple est usé, rongé par les habitudes et la monotonie. On se rend compte qu’on ne partage plus de la même façon, voire qu’on ne partage plus rien.C’est parce qu’il y a trop de désaccords sur les problèmes d’argent, sur l’éducation des enfants et, point crucial, sur l’évolution de notre développement personnel, qu’on se sent mal là où l’on est !

On se sent mal là où l’on est, voilà le point important. Êtes-vous mal là où vous êtes parce que l’amour de votre couple s’éteint ou est-ce simplement vous qui n’êtes pas en phase avec vous-même ?

Je parlais de failles, tout à l’heure. Mais c’est ça. C’est un dérèglement qui se passe entre le corps et l’esprit. Avec le temps, si l’on n’y fait rien, cet écart se creuse et s’approfondit, comme une faille sismique.faille

 

Bien souvent, ce mal-être se projète sur l’autre et parce qu’il y a une part de nous que nous n’acceptons pas (ou plus), le défaut de l’autre prend plus la place, comme un reflet du miroir ! Mais à cela, difficile de comprendre alors que c’est ce que nous voyons de nous-même, c’est plus facile de croire que tout vient de l’autre. Ainsi va la dégradation du couple, la dégradation de soi, la mauvaise estime …

Mais plus individuellement, pour avoir déjà divorcer une fois, je peux clairement faire le comparatif et vous assurer que nous ressentons les mêmes sentiments de culpabilité, de tristesse, de morosité où l’avenir est teint plutôt de couleurs péjoratives. nous dormons mal parce que nous avons du mal à accepter que ce mariage prend fin, du mal à accepter l’inévitable séparation, la séparation de notre ancienne peau, notre ancien nous qui a partagé tant et tant durant ces nombreuses années, qui nous a fait couler maintes fois avant que nous nous décidions à prendre le dessus et tenir enfin les rennes de notre vie, de notre couple corps-esprit et de ré-écrire une nouvelle histoire car celle-ci ne peut commencer que lorsque nous décidons de laisser l’ancienne derrière nous.

 

Quand nous divorçons, nous passons par 5 stades psychologiques que je vais détailler maintenant.

Et je vais ainsi vous démontrer que la séparation de son ancienne vie est tout à fait similaire.

 

1- Le Déni

Cette période peut être plus ou moins longue, je trouve. Autant, lorsqu’il s’agit d’un réel divorce, le déni est sur l’instant, quand il s’agit de soi, c’est complètement différent.

Le déni, c’est refuser de voir la réalité en face, se mentir à soi-même et se complaire, mais si cela nous déplait (d’où le paradoxe!) dans ses petites habitudes, son train-train. C’est bien trop compliqué de sortir de sa zone de confort, d’aller chercher au fond de soi Madame Volonté si bien terrée ! Alors, finalement, c’est plus facile de se dire que la situation nous va très bien comme ça, finalement.

2- La colère

Mais comme cette situation ne nous convient finalement pas, nous le savons, vient la colère ! La rage nous ronge de l’intérieur car nous ne sommes même pas capable de nous mettre ce fichu coup de pied au cul !

Cette colère tournée contre nous-même ne fait qu’accroitre notre mal-être et c’est bien souvent durant cette période qu’il nous arrive des tuiles en cascades. Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive ! Notre état d’esprit est peint de grisaille et nous devons nous étonner d’avoir des conflits réactionnels avec l’entourage ? Nous devons nous étonner de subir ce qui nous fait le plus peur ? Mais de qui nous moquons nous !

Cette colère est aussi due au fait que nous ne supportons pas nos faiblesses, nous n’aimons pas avoir tord sur nos choix. Pourquoi se sentir en situation d’échec ? Qu’avons nous fait pour cela ? Colère, culpabilité, victimité.

Tout ceci n’a d’intérêt que de nous faire réagir pour notre bien, rassurons nous ! Encore faut il le comprendre … 😉

3- Le vague-à-l’âme

Quand on se sépare d’un tiers, qu’on divorce, il y a toujours une période qui nous envahit d’une grande tristesse. Alors beaucoup vous diront que cela concerne les personnes quittées et je peux vous assurer que les personnes qui prennent la décision de cette séparation ne le font pas de gaieté de cœur et ressentent tout autant de tristesse.

Dans le cas de notre déchirement entre notre ancien Nous et le nouveau, nous avons des périodes similaires et lors de cette transformation de notre prise de conscience, nous pouvons aussi passer par de grosses crises d’angoisses !

Pourquoi ?

Pensez-vous qu’il est aussi naturel que chez le lézard de muer de la sorte ? Nous sommes des états frileux et primitifs, rappelons le. Tout ce qui est nouveau nous fait peur. Tout ce qui est inconnu nous effraie ! Il faut être soit un enfant avec son insouciance ou un animal pour accepter d’aller au fond des choses parce qu’on sait que c’est pour notre bien.

On a beau le savoir, il faut nous raisonner encore et encore, s’en rassurer et se poser encore des questions. Mais quand on se pose des questions, il n’en ressort que le négatif car c’est notre stress et ses angoisses liées qui prennent le dessus et on a vite fait de se trouver des excuses, de laisser notre morosité prendre le dessus, rejeter le tord sur la faute à pas de chance ou parce que untel a dit que etc ….

Je ne fais pas en faire tout un état, c’est ce processus qui résulte de notre mauvaise estime de nous-même et de notre manque de confiance. Passons donc à l’étape suivante.

 

4- Les négociations

J’aurai pu tout aussi bien dire « résolutions » car, en gros, c’est un peu ça !

Eeeettttt, ça fonctionne un peu comme celles que nous avançons chaque nouvelle année ! LOL

Nouvelle année, on repart d’un bon pied avec toutes ses belles motivations toutes neuves, comme un enfant qui fait sa rentrée scolaire avec ses cahiers neufs ! On se promet d’y réussir et de s’y maintenir ! Le pire, c’est qu’on y croit très fort ! Mais au final, quelques semaines après, il n’en reste plus rien.

Et bien là, avec notre divorce symbolique, C’EST-LA-MÊME-CHOSE !

On se promet de se mettre le coup de pied aux fesses dont on a besoin, on se répète, comme tout bonne élève qui a biiiien appris sa leçon, les phrases positives en se JURANT que, promis, demain on s’y met !

Et demain est un autre jour, on se réveille avec un autre état d’esprit et on ne le fait pas … jusqu’à la prochaine fois.

Vous remarquerez qu’on fait le yo-yo comme ça très souvent et très longtemps. Mais, je vous rassure, à force de se le répéter, de s’entourer de personnes positives qui nous motivent, petit à petit notre cerveau finit par se conditionner et prendre le rouage positif (ouf !!!)

Le principal, quand on est à cette phase-là, c’est de ne pas être trop intransigeant avec soi-même. De toute façon, on s’en rend compte assez vite car on a vite fait de se prendre une claque en retour ou un mur, histoire de bien nous faire rebrousser chemin. Même joueur joue encore !

Allez, on essaie une fois de plus ! Rappelez-vous, dans l’article sur la confiance en soi, je vous expliquais qu’il n’y avait pas d’échec, mais juste un essai supplémentaire jusqu’à ce qu’on parvienne à notre but. Alors, nous y arriverons, c’est le moment de sceller le pacte !

5- L’acceptation

AAAAAAHHHHHH, ça y est, nous y sommes !

L’acceptation arrive quand nous prenons conscience que c’est irréversible. Là, ça veut dire que nous avons déjà bien avancé sur notre chemin.

Seulement, ne vous méprenez pas car, durant cette période, un peu comme un couple séparé, vous allez avoir besoin de prendre du recul et de vous isoler sur vous-même. Certes, l’entourage professionnel et personnel pensera que vous faites la tête ou que vous n’êtes pas d’élégante compagnie, que vous n’êtes pas agréable ces temps-ci, mais qu’importe !

C’est une étape primordiale pour que notre pacte s’harmonise avec notre être. Vous savez, nous disons que le corps est réglé comme du papier à musique, celui qu’on passe dans les machines.

machine à musique

 

Il y a tout un sacré mécanisme, aussi infiniment petit qu’utile, une vraie horlogerie et chaque engrenage doit s’emboiter à la perfection. Cela demande du temps, des réglages et des essais, jusqu’à sortir la bonne partition sur le bon ton.

Quand on a compris cela, je vous assure que c’est un allègement et un soulagement,  rien (ou presque) ne vient rayer votre disque désormais.

Ce n’est pas évident de se rendre compte que nous ne sommes plus à notre place, pas évident non plus de sentir que nous réagissons différemment et que notre évolution nous rend différents. C’est cette différente qui est difficile à faire comprendre aussi… parfois, il faut savoir mettre de côté tout ceci et continuer d’avancer pour soi. Ne demandez pas à quelqu’un de bricoler un moteur quand il n’a jamais compris la mécanique ! Demandez lui ce qu’il est capable de vous apporter.

C’est ainsi que j’ai fini par comprendre et accepter que nous vivons pour nous même et nous accomplir.

C’est l’avancée sur son bien-être intérieur, l’ouverture de sa spiritualité et de la voie de la sagesse… Une grande libération !

Je m’étais très longtemps raccrochée aux autres, sans réaliser vraiment pourquoi je subissais une certaine forme de rejet, de mépris ou d’isolement. J’avais ce besoin d’autrui pour me sentir existante, j’avais besoin de cette reconnaissance, cette amitié parfois futile ou éphémère, cet amour pour me sentir bien (que je croyais).

Nous n’avons pas besoin des autres pour être mais nous devons être pour les autres.

être soi

Nous ne servons que de miroir pour ouvrir les yeux de ceux qui nous regardent avec jugement car ils n’y voient que ce qu’ils ne sont, tout comme ils nous aident à nous révéler et à être ce que l’on doit être.

C’est pour cela que cet article est dédié en remerciement à toutes ces personnes que j’ai pu croisé, et que je croiserai certainement encore par moment (un juste rappel à l’ordre) qui m’ont blessées parce que, grâce à elles j’ai pu enfin accepter mes faiblesses, les transformer en richesse.

Cette nuit, je me suis divorcée !

 

Sarah

 

 

 

Auteur : Etre et se reconnaître

« Etre et se reconnaître » prend sa plus belle plume pour remplir les futures pages blanches et vous donner encore plus de conseils, encore plus de joie de vivre et de motivation.

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